Leguideinfo.net : Conakry, le 30 avril 2026 – Dans un geste fort à la veille de célébrations internationales majeures, la Haute Autorité de la Communication (HAC) a officialisé aujourd’hui une série de levées de suspensions visant plusieurs journalistes et médias de la place. Cette décision, actée par le Collège de l’institution, marque un tournant pour le paysage médiatique guinéen en cette période symbolique.
Un vent de liberté sur les ondes et les écrans
L’annonce, contenue dans la Décision N°019/HAC/2026, met fin à l’ostracisme qui frappait des acteurs clés de l’information. Selon le document officiel, les mesures de clémence concernent :
Les Médias :
La chaîne privée KABACK TV retrouve son droit de diffuser, tout comme l’émission « Guinée Today » sur Télé 24. Plus notable encore, la chaîne panafricaine AFRICA 24 voit sa suspension levée et réintègre officiellement le Bouquet Canal+ Guinée.
Les Journalistes : Trois figures de la presse, André Gaston MOREL, Aboubacar DIALLO et Sékou BAH, sont désormais autorisées à reprendre leurs activités professionnelles.
Une clémence sous le signe du dialogue et des symboles
Cette décision n’est pas le fruit du hasard. La HAC précise que cette mesure fait suite à l’examen favorable de recours gracieux introduits par les responsables des médias concernés. L’institution souligne également avoir reçu des lettres d’excuses et des engagements formels de la part des administrateurs et des journalistes à respecter strictement les lois régissant la presse en Guinée.
Au-delà de la procédure administrative, c’est le calendrier qui donne tout son sens à ce « coup de grâce ». La HAC a explicitement motivé sa décision par la double célébration imminente de :
- La Fête Internationale des Travailleurs (1er mai).
- La Journée mondiale de la Liberté de la presse (3 mai).
Un acte d’autorité et d’apaisement
Signée par le Président de la HAC, Boubacar Yacine DIALLO, après une délibération en séance ordinaire le 28 avril dernier, cette décision prend effet immédiatement. Elle a été portée par un collège de dix commissaires ayant siégé pour valider ce retour à la normale.
Si cette mesure est accueillie comme une bouffée d’oxygène pour la liberté d’expression, elle rappelle également le cadre légal strict dans lequel évolue la presse guinéenne, s’appuyant notamment sur la Loi Organique relative à la liberté de la presse et les prérogatives de la HAC.


Toutefois, si ce geste de la HAC est salué, de nombreux observateurs gardent les yeux rivés sur le sort des grands groupes de presse dont les agréments et licences ont été définitivement retirés il y a deux ans. Alors que le paysage médiatique tente de se reconstruire, une question demeure : ce vent de clémence pourrait-il, à terme, s’étendre aux médias emblématiques tels que Radio Espace, Espace TV, Djoma Médias et FIM FM, et permettre leur retour tant attendu sur les ondes guinéennes ?
La rédaction !















