Leguideinfo.net : La capitale guinéenne se prépare à devenir l’épicentre du journalisme environnemental sur le continent. Le comité d’organisation de la Rencontre des Journalistes Africains de Conakry (REJAC) a dévoilé, ce mercredi à la Maison de la Presse, les grandes lignes de la deuxième édition prévue les 10 et 11 juin 2026. Entre formation technique et débat de fond sur l’exploitation minière, l’ambition est claire : briser le « plafond vert » qui sépare encore les médias des enjeux climatiques.

Intégrer le climat dans l’ADN des rédactions
Le constat de départ est sans appel : si le dérèglement climatique frappe de plein fouet l’Afrique, les journalistes manquent encore d’outils pour traiter le sujet avec l’expertise nécessaire. « Nous voulons améliorer la prise en compte de la dimension changement climatique dans les lignes éditoriales », insiste Ismael Kabinet Camara, coordinateur de REJAC, lors de la conférence de presse.
Face à des professionnels souvent peu outillés, la REJAC 2026 mise sur l’appropriation des « rudiments en matière de protection de l’environnement » indique le confrère. Pour ce faire, un espace de formation sera spécifiquement dédié aux jeunes journalistes afin de les armer face aux défis du journalisme environnemental.
L’équilibre fragile entre mines et écologie Au cœur des échanges de cette édition, une question brulante pour la Guinée et ses voisins : comment concilier richesse du sous-sol et préservation de l’écosystème ? La REJAC souhaite servir de cadre pour instaurer un dialogue direct entre les journalistes et les sociétés minières.
Une dimension continentale renforcée
Preuve de son succès grandissant, l’évènement passera cette année à une dimension supérieure avec la participation attendue de six pays frères : le Mali, le Sénégal, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Togo, le Congo-Brazzaville et le Gabon.
Outre les journalistes, des experts scientifiques et des représentants des ministères de l’Environnement et de l’Information seront présents pour apporter une rigueur académique aux débats. Cette synergie entre médias et spécialistes vise à démontrer qu’une « exploitation saine », suivie d’une restauration des sites dégradés, est possible sans mettre en péril l’avenir des générations futures.
Le rendez-vous est donc pris pour les 10 et 11 juin prochains. Conakry ne sera pas seulement une ville hôte, mais le laboratoire d’une nouvelle manière de raconter l’Afrique : celle qui informe, qui forme et qui protège son patrimoine naturel.
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