Leguideinfo.net : Il a présidé le Conseil National de la Transition. Il a supervisé l’écriture des textes fondateurs de la nouvelle République guinéenne. Et désormais, il veut siéger dans la maison qu’il a contribué à bâtir. Dr Dansa Kourouma, ancien président du (CNT), est officiellement en campagne. C’est à la faveur d’une conférence de presse animée ce jeudi qu’il a invité les Guinéens à soutenir massivement les listes de l’UMP-GMD lors du scrutin du 31 mai prochain.

Un homme de la transition qui passe le cap
Dr Dansa Kourouma se présente sur la liste nationale de l’Union pour un Mouvement Populaire (UMP), formation dirigée par Boubacar Siddighi Diallo ( son ami de longue date). Un choix stratégique : le GMD ne disposant pas d’agrément en tant que parti politique pour participer directement au scrutin, le mouvement mise sur une stratégie d’alliances politiques permettant à ses membres et soutiens de participer à travers des partis légalement constitués.
La liste comprend notamment Dr Dansa Kourouma, mais aussi plusieurs autres figures de proue de la transition, ont peut citer le Pr Hassane Bah, l’ancienne conseillère nationale Aissatou Diallo, l’ancien ministre de l’Enseignement pré-universitaire Jean Paul Cedy entre autres.

La conférence de presse du 15 mai : les institutions d’abord
Face aux journalistes et à une salle bien garnie de militants, le Dr Kourouma a posé le cadre de son intervention en termes d’État, avant d’en venir au politique. Il a d’abord rendu grâce à Dieu pour avoir permis à la Guinée d’avoir une direction, avant de saluer la vision portée par le président Mamadi Doumbouya. « Un pays, pour qu’il se développe, il faut une vision. La vision doit être définie par les hommes, transformée en programme puis développée en activités pour le bien-être de la population », a-t-il expliqué, citant notamment le programme « Simandou 2040 », comme socle du développement socio-économique durable du pays.
Il a ensuite livré un plaidoyer pour la complétude institutionnelle du pays. Selon lui, seules deux institutions démocratiques sont actuellement pleinement opérationnelles : la Présidence de la République et la Primature. « Les autres institutions ne sont pas encore mises en place. Et pour les mettre en place, il faut une Assemblée nationale », a-t-il déclaré, ajoutant que les futurs scrutins permettront également l’installation du Sénat. « Nous ne voulons pas des députés stagiaires», se moque-t-il.

La pédagogie du vote, un enjeu central
L’ancien président du CNT a également abordé un défi concret et souvent négligé : la complexité inédite du scrutin du 31 mai, marqué par l’organisation simultanée de trois élections. « Voter, c’est décider. Mais pour décider, il faut savoir comment décider », a-t-il affirmé, soulignant que de nombreuses circonscriptions éliront plusieurs députés, contrairement aux habitudes électorales du pays. « Une première en Guinée»,affirme le candidat de l’UMP.

L’appel au vote GMD : choisir le projet, pas le candidat
La dimension politique est venue en conclusion, nette et directe. Le candidat a appelé les citoyens à voter pour les listes GMD dans toutes les circonscriptions du pays. « Ne regardez pas la beauté du candidat. Regardez ce qui est derrière le candidat : un projet de société, une vision pour la Guinée », a-t-il insisté.
Pour ne laisser aucune place à la confusion des urnes, il a demandé aux électeurs de repérer le logo de la GMD la couleur vert militaire, les cinq losanges et le slogan « Bâtir ensemble » afin d’éviter la dispersion des voix.
Sur le terrain avant le scrutin
Cette conférence de presse n’est pas la seule action de campagne de l’ancien président du CNT. Dans le cadre d’une stratégie de proximité, Dr Dansa Kourouma a effectué une tournée dans plusieurs communes de Conakry, dont une étape dans la commune de Matam, précisément chez le Kountigui des Baga. Devant des notables, des jeunes et des femmes venus nombreux, il a réaffirmé sa volonté de défendre les préoccupations des populations à l’Assemblée nationale, notamment sur les questions liées à la gouvernance, à l’emploi des jeunes et à l’éducation.
Dans ses prises de parole, il se présente comme un serviteur dévoué aux causes des populations : « L’homme utile à sa société se distingue par son altruisme et son profond sens de l’humanisme. Toujours aux côtés des couches vulnérables, il œuvre avec constance pour plus de justice sociale, de solidarité et de dignité pour tous. »
Sur l’enjeu éducatif en particulier, il réaffirme que des politiques audacieuses et inclusives s’imposent pour garantir à chaque enfant les mêmes chances de réussite, et que la liste UMP porte cette ambition avec détermination, en plaçant l’éducation au cœur du progrès national.

Le message final aux électeurs
Son appel de fond reste le même d’une tribune à l’autre : « L’heure est à l’unité et à la représentativité. En votant UMP le 31 mai prochain, vous donnez la force nécessaire à nos députés pour exiger les réformes que vous attendez. Ensemble, faisons résonner une voix qui compte pour l’avenir de notre pays. »
Les journalistes ont insisté sur son engagement initial de n’est pas se porter candidat après la transition. C’est le président de son parti qui prend la parole pour défendre son soldat dit-il. Boubacar Siddighi Diallo déclare que « cet engagement était personnel et fait sur la base de la charte de la transition qui n’existe plus», arguant qu’aucune disposition de la constitution supervisée par Dr Dansa Kourouma ne l’interdit de briguer le parlement.
Mamoudou Boulléré Diallo, pour leguideinfo.net
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