Leguideinfo.net : Il s’appelle Abdoulaye Bah, et son parcours est celui d’un homme qui a choisi de se relever par la terre. Fils de l’ancien président du district qui a dirigé Boulléré pendant 52 ans, cet ancien opérateur minier a tout quitté pour se consacrer à l’agriculture. Aujourd’hui, sa pépinière regorge de plants fruitiers, et il ne demande qu’une chose : des clients sérieux pour écouler sa production.




Du chômage à la terre : une reconversion réussie
Avant de devenir pépiniériste, Abdoulaye Bah a connu plusieurs vies professionnelles. Chauffeur de transport en commun, puis opérateur minier formé à la conduite d’engins lourds, il voit son parcours brisé par le chômage.
« J’ai appris et pratiqué le transport en commun, puis je suis devenu employé dans une société minière en tant qu’opérateur. Mais j’ai été frappé par le chômage, et cela m’a beaucoup affecté. À cause de mes enfants, j’ai décidé de me tourner vers l’agriculture, il y a quatre ans maintenant. Aujourd’hui, je remercie le Tout-Puissant : je trouve ma dépense ici. Je travaille juste derrière ma maison, je n’ai même pas besoin d’aller en brousse », se félicite Abdoulaye Bah.

1 700 pieds de citronniers prêts à être livrés
Sa pépinière est aujourd’hui bien garnie : Abdoulaye Bah peut livrer jusqu’à 1 700 pieds de citronniers, prêts à être plantés. Mais la demande peine à suivre.
« Je n’attends que la clientèle, qui tarde d’ailleurs à venir. J’ai des plants arrivés à maturité, qu’il faut absolument écouler cette année, mais les clients ne se bousculent pas. C’est ma principale inquiétude. Je veux vraiment des clients sérieux. Aujourd’hui, ma vie en dépend : j’ai une femme et quatre enfants, tout repose sur ma production », explique-t-il.

L’eau, un défi de tous les jours
Derrière cette réussite, un combat quotidien : celui de l’arrosage. Sans système d’irrigation moderne, c’est toute la famille d’Abdoulaye Bah qui se mobilise pour hydrater la pépinière, seau après seau.
« Le système d’arrosage pose vraiment problème. Nous parcourons une longue distance avec ma petite famille pour trouver de l’eau. Parfois, des disputes éclatent entre ma famille et moi, souvent liées à la fatigue. Si je suis seul, je peux faire jusqu’à 20 allers-retours, parfois pendant toute une semaine. Je transporte des seaux d’eau pour remplir mes deux forages. Je demande d’ailleurs pardon à ma famille : je sais qu’elle se bat à mes côtés, et je suis conscient des difficultés que cela représente », confie-t-il.

Un message à la diaspora
Devenu lui-même l’exemple de ce qu’il prône, Abdoulaye Bah lance un appel à tous ceux qui, à l’étranger, traversent une situation instable.
« Ce que je demande à mes amis qui sont à l’étranger, et dont la situation est instable, c’est de prendre la décision de revenir et de travailler chez eux. Ils peuvent cultiver la banane, le citron, la mangue, l’ananas, et bien d’autres choses, sans souffrir. Mais qu’ils sachent que chaque chose a son temps : le travail de la terre demande de la force. La sagesse, c’est de rentrer à temps pour pouvoir entreprendre quelque chose. Je m’adresse à ceux à qui la chance n’a pas souri : ne vous apitoyez pas sur votre sort. Je vous en prie, revenez, et préservez votre dignité », plaide Abdoulaye Bah.

📞 Vos citronniers vous attendent
Autorités, chefs d’entreprise, cultivateurs : la pépinière d’Abdoulaye Bah à Sangarédi n’attend que vous. 1 700 pieds de citronniers de qualité, prêts à être plantés.
Contact : +224 620 18 88 13
Mamoudou Boulléré Diallo, pour leguideinfo.net
Contact : +224 620 48 07 07
















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