Sylvain Ekenge, Général-Major et porte-parole des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) a été suspendu par le Chef d’état-major de l’armée congolaise ce lundi 29 décembre suite aux propos jugés haineux et controversés tendant à discriminer des femmes de la Communauté tutsi par un prétendu stratagème pour pérenniser la « suprématie » de cette communauté à travers des naissances. Ces propos ont été tenus à la Radio Télévision Nationale Congolaise (rtnc) samedi dernier, lors d’un plateau spécial, où il présentait la situation sécuritaire dans la partie orientale de la RDC.
« Lorsque vous épousez aujourd’hui une femme tutsi, il faut faire attention. Parce que, si vous êtes responsable, c’est ce qu’ils ont fait avec des chefs coutumiers un peu partout. On vous donne une femme, mais vous allez recevoir un membre de la famille de la femme, un cousin, un neuve, qui viendra chez-vous. Et ont va vous présentez comme, un cousin ou un neuve, alors que c’est pas un cousin ou un neuve, c’est la personne qui viendra faire des enfants avec votre femme à la maison. Et ont vous dira que….Oh…les enfants naissent Tutsis, parce que la race Tutsi est supérieure à l’autre. Alors que c’est une perfidie » Sylvain Ekenge
Ces propos tenus par ce haut responsable de l’armée congolaise, ont suscité des vives critiques dans l’opinion nationale qu’internationale poussant à des réactions.
Reactions des défenses et indignations
Pour l’opposant Nehemi Mwilanya, proche collaborateur de l’ancien président de République Démocratique du Congo, Joseph Kabila Kabange a qualifié cet appel comme un « crime »
« L’appel à la haine ethnique à l’endroit des tutsis par le Général Ekenge est déjà en soi un crime.Mais la circonstance aggravante c’est l’effort de théorisation qui l’enveloppe.Commis par qlq’un revêtu de la qualité officielle,cela traduit la politique du Gouvernement: Gravissime » écrit Nehemi Mwilanya sur son compte X.
Fanny Kayemb, militante de AFC M23 estime que, cette sortie médiatique du porte-parole de l’armée est une « ligne politique assumée »
«La sortie médiatique du porte-parole envoyé par le Commandant suprême, n’est pas une erreur individuelle : c’est une ligne politique assumée, puis reniée sous la pression de l’opinion nationale et internationale. Dans une armée républicaine, la chaîne de commandement est une responsabilité, pas un refuge. Ces propos existent, Tshisekedi en porte la responsabilité politique, morale et institutionnelle totale.» a-t-elle précisé.
Pour le député belge Prevot Maxime, quant à lui, il se voit choqué aux propos tenus par le porte-parole de l’armée congolaise.
«Extrêmement choqué des propos tenus aujourd’hui par le porte-parole de l’armée congolaise, le Général Ekenge, ciblant la communauté Tutsi.
C’est absolument indigne de la part d’un représentant officiel.
Je les condamne avec la plus grande fermeté. Tout discours de haine doit être rejeté en toutes circonstances.
La concorde nationale ne peut se construire que dans un esprit d’inclusion de toutes les communautés.»
Pour calmer l’attention nationale et internationale, les médias officiels notamment, la Radio Télévision Nationale Congolaise (rtnc), l’Agence Congolaise de Presse (acp). Des autorités congolaises proche du pouvoir tentent de publier une ancienne vidéo datant de 2024 en février, où le président Tshisekedi s’opposait à toutes formes de discrimination entre communautés en République Démocratique du Congo.
Pour rappel, cette question de Tutsi est l’une parmi les crises socio-politique qui plongent la République Démocratique du Congo dans les conflits armés répétés. Pour cette communauté Tutsi, se réclame d’être congolais d’origine. Tandis que cette communauté n’a jamais été acceptée par d’autres communautés les réclamant d’être Rwandaise et non congolaise. Alors que cette dernière est dans les institutions nationales, Provinciales et locales.
Sadi Saidi Erick/Kinshasa RDC

















Comments 1