Leguideinfo.net : Alors que le pays vient de marquer l’investiture du Général Mamadi Doumbouya, un communiqué alarmant de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), publié ce lundi 19 janvier 2026, vient jeter une ombre sur le climat politique. Le parti dénonce une tentative d’enlèvement visant Facinet Camara, se soldant par la disparition forcée de son fils, Sékou Camara.
Une attaque nocturne aux méthodes brutales
Selon le communiqué de la Direction Nationale de l’UFDG, les faits se sont déroulés aux premières heures du lundi 19 janvier 2026, aux environs de 02 heures du matin. Des agents en uniforme et cagoulés, circulant à bord de trois pick-up non immatriculés, ont pris d’assaut le domicile de Facinet Camara, secrétaire administratif du bureau fédéral de l’UFDG de Manéah et membre de la Cellule de communication du parti.
Le communiqué décrit une scène d’une rare violence :
Usage d’armes à feu : Les assaillants auraient tiré à balles réelles sur la serrure du domicile familial pour pénétrer de force dans l’habitation.
Enlèvement par substitution : En l’absence de Facinet Camara, les agents auraient procédé à l’enlèvement de son fils, Sékou Camara, emmené vers une destination inconnue.
Inquiétudes sanitaires : Le parti signale d’importantes traces de sang à l’intérieur de la maison, laissant craindre que le jeune homme n’ait été grièvement blessé par les tirs.
Une qualification de « disparition forcée » et de « prise d’otage »
Pour la direction de l’UFDG, le mode opératoire ne laisse aucun doute sur la nature de l’acte. Le parti qualifie officiellement cet événement de « disparition forcée, doublée d’une prise d’otage ». À ce jour, les démarches entreprises par la famille pour localiser le lieu de détention ou s’enquérir de l’état de santé du jeune homme sont restées sans suite.
La réaction politique : Une mise en cause de la « junte ».
Dans un ton ferme, l’UFDG condamne ce qu’elle appelle des « pratiques barbares » qui violent tant les lois nationales que les engagements internationaux de la République de Guinée.
Le parti exige :
La libération immédiate et inconditionnelle de Sékou Camara et de toutes les victimes de disparitions forcées.
Il tient explicitement la « junte » pour seule responsable de la vie et de l’intégrité physique des citoyens concernés.
Cette sortie médiatique intervient dans un contexte de haute tension protocolaire et sécuritaire, soulignant le fossé qui semble persister entre les appels à l’unité nationale et les réalités vécues par les acteurs de l’opposition sur le terrain.

La Direction Nationale de l’UFDG Conakry, le 19 janvier 2026
















