Leguideinfo.net : Dans un communiqué cinglant publié ce mercredi 21 janvier 2026, la rédaction de KoumaMedia a vigoureusement réagi à la décision de la Haute Autorité de la Communication (HAC) interdisant l’accès à son site d’information sur le territoire guinéen. Le média dénonce une mesure « infondée » et une dérive autoritaire du pouvoir en place.

Le paysage médiatique guinéen s’assombrit davantage. KoumaMedia, l’un des derniers sites d’information indépendants encore actifs, vient d’être frappé par une mesure d’interdiction de la part de l’organe de régulation, la HAC. Une décision que la rédaction du média qualifie d’« injuste » et d’« inique ».
Une accusation de « fausses nouvelles » sans preuves ?
Pour justifier cette suspension, la HAC aurait évoqué la diffusion de « fausses nouvelles » susceptibles de « saper l’unité nationale ». Des accusations que KoumaMedia rejette en bloc. Dans son communiqué, la rédaction met au défi les commissaires de la HAC d’apporter des preuves concrètes et d’identifier précisément les contenus incriminés.
Pour le média, il ne s’agit ni plus ni moins que d’une « tentative de contrôle éditorial » exercée par une institution qui, au lieu de promouvoir le pluralisme, s’illustrerait par des « pratiques de musellement et de coercition ».
Le spectre du régime de Doumbouya
KoumaMedia lie directement cette sanction à la ligne éditoriale du site, qui traite régulièrement des « dérives actuelles du régime du général Mamadi Doumbouya ». Selon le communiqué, cette suspension s’inscrit dans une stratégie globale de « verrouillage de l’espace informationnel » débutée en mai 2024 avec la fermeture des principales radios et télévisions privées du pays.
Le média affirme que cette décision vise avant tout à « satisfaire l’appétit autoritaire de la junte militaire au pouvoir ».
« Poursuivre le travail avec rigueur »
Malgré cette interdiction d’accès sur le sol guinéen, KoumaMedia affiche sa détermination. La rédaction assure ses lecteurs qu’elle poursuivra sa mission d’information avec « indépendance et responsabilité ».
« Aucune décision politique ne saurait remettre en cause l’engagement de sa rédaction en faveur de la vérité et de la justice en République de Guinée », conclut le communiqué.
Cette nouvelle risque de relancer les critiques des organisations de défense des droits de l’homme sur la situation de la liberté d’expression sous la transition actuelle en Guinée.

















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