Leguideinfo.net : Addis-Abeba, le 15 février 2026, pour sa première participation à un sommet de l’Union Africaine sous l’ère de la Cinquième République, le Président de la République de Guinée, Son Excellence Mamadi Doumbouya, a marqué les esprits par un discours empreint de souveraineté et d’ambition économique. Devant ses pairs, le Chef de l’État guinéen a appelé à une transformation structurelle du continent, loin des simples déclarations d’intention.
Le retour de la Guinée sur la scène continentale

Dès l’entame de son propos, le Président Doumbouya a souligné le caractère symbolique de cette présence, consacrant la volonté du peuple guinéen de poursuivre la réfondation de son État après les dernières échéances électorales. Rappelant le rôle de la Guinée comme membre fondateur de l’OUA, il a réaffirmé l’attachement indéfectible de Conakry à l’idéal panafricain d’une Afrique libre et stable.
La souveraineté économique comme socle de la liberté
Pour le Chef de l’État guinéen, le temps des discours doit céder la place à celui des « transformations tangibles ». Il a martelé une conviction profonde : « il n’y a pas de souveraineté politique durable sans souveraineté économique ».
Selon lui, le développement de l’Afrique repose impérativement sur une maîtrise stratégique des ressources naturelles, humaines et technologiques. Le Président a déploré que les atouts exceptionnels du continent — jeunesse dynamique, ressources abondantes et potentiel agricole — ne soient pas encore pleinement transformés en prospérité partagée.
Les trois piliers de la transformation africaine
Pour accélérer cette marche vers le progrès, Mamadi Doumbouya a proposé trois priorités majeures à l’assemblée :
- L’industrialisation locale : Le Président a appelé à mettre fin à l’exportation des matières premières sans valeur ajoutée, insistant sur la nécessité de « produire, transformer et commercer africain ».
L’intégration par l’infrastructure : Sans une interconnexion réelle via les routes, l’énergie et le numérique, le marché continental restera sous-exploité malgré l’existence de la ZLECAF.
Le capital humain et l’innovation : Il a désigné l’éducation, la science et l’intelligence artificielle comme les futurs piliers de la compétitivité collective du continent.
Un appel au « panafricanisme des projets »
S’inscrivant dans cette vision, la Guinée travaille activement à bâtir une économie diversifiée et respectueuse de l’environnement. Toutefois, conscient que le destin des nations africaines est lié, le Chef de l’État a exhorté ses pairs à adopter un « panafricanisme pragmatique »
Ce nouveau modèle de solidarité doit se traduire, selon lui, par des investissements structurants et une sécurité collective renforcée. « L’histoire nous observe », a-t-il lancé en conclusion, affirmant que la Guinée prendrait toute sa part dans cette nouvelle phase de souveraineté assumée pour faire entrer l’Afrique dans l’ère de la prospérité partagée.
Source : Discours UA PRG-MD
















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