Leguideinfo.net : La décision de la Direction Préfectorale de l’Éducation (DPE) de Boké de renvoyer cinq lycéennes suite à la diffusion de vidéos jugées inappropriées continue de susciter de vives réactions. Si la rigueur morale de l’école est au cœur de la décision administrative, la Coordination nationale de « Tournons La Page » (TLP-Guinée) plaide désormais pour une approche plus pédagogique et proportionnée.
Une sanction jugée « disproportionnée » par la société civile

Dans un communiqué de presse rendu public ce lundi, TLP-Guinée exprime sa profonde préoccupation face à la sévérité de la mesure disciplinaire. Bien que l’organisation reconnaisse que les contenus diffusés sur les réseaux sociaux puissent être considérés comme « inappropriés », elle estime que le renvoi pur et simple de toutes les écoles guinéennes jusqu’en juillet 2026 est une mesure excessive.
Pour la Coordination de TLP-Guinée, une telle sanction pourrait avoir des « conséquences graves » sur l’avenir académique et social de ces jeunes filles. L’organisation rappelle avec force que l’éducation est un « droit fondamental » qui ne devrait pas être compromis de manière définitive pour des erreurs de comportement numérique.
Entre discipline scolaire et droit à l’apprentissage
L’école guinéenne repose sur des principes de conduite et de moralité stricts. La DPE de Boké avait d’ailleurs justifié ses sanctions par une « violation manifeste du règlement intérieur » et une « atteinte à l’image de l’école ». Pour TLP-Guinée, le défi est de maintenir cette discipline sans pour autant exclure les élèves du système éducatif.
L’organisation demande officiellement aux autorités de :
Réviser les mesures disciplinaires pour permettre aux élèves de terminer leur année scolaire.
Privilégier la sensibilisation plutôt que le recours systématique à des sanctions définitives.
Renforcer l’éducation aux médias au sein des établissements pour prévenir l’usage irresponsable des smartphones.
Un plaidoyer pour une collaboration renforcée
TLP-Guinée exhorte le ministère de l’Éducation à collaborer avec les organisations de la société civile pour promouvoir les valeurs de respect et de responsabilité citoyenne. Selon le mouvement, l’éducation doit rester le meilleur moyen de redresser les comportements plutôt que de punir par l’exclusion.
Cette affaire repose la question cruciale de la gestion de l’identité numérique des élèves à l’ère des réseaux sociaux. Entre la volonté de l’administration de préserver l’intégrité de l’école et le cri de cœur de la société civile pour la protection de l’avenir des jeunes, le débat reste ouvert.
Par la Rédaction de leguideinfo.net

















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