Leguideinfo.net : Depuis les premières heures de ce mardi 3 mars 2026, une atmosphère de tension inhabituelle règne dans les stations-service de la capitale guinéenne. Si la Société Nationale des Pétroles (SONAP) tente de rassurer en démentant toute pénurie, la réalité du terrain offre un spectacle bien différent : celui d’une capitale saisie par la psychose de la panne sèche.
Le grand paradoxe : Des stocks pleins, des usagers inquiets

C’est le scénario qui se répète à chaque rumeur de crise. Bien que les autorités affirment que l’approvisionnement et la distribution se poursuivent normalement, les files d’attente s’allongent à perte de vue. Des automobilistes aux conducteurs de taxis-motos, chacun veut « faire le plein » avant qu’il ne soit trop tard.
« On nous dit qu’il y a du carburant, mais quand on voit tout ce monde, on préfère prendre ses précautions », confie un chauffeur de taxi croisé à une station de la banlieue. Cette ruée préventive crée un goulot d’étranglement qui finit par paralyser la circulation sur les axes majeurs de Conakry.
Le démenti « catégorique » de la SONAP

Face à la montée de la fièvre, la SONAP a réagi promptement. Dans ses communications officielles, l’institution dénonce des rumeurs infondées et appelle la population au calme et à la sérénité. Selon les autorités, le pays dispose de réserves suffisantes pour couvrir les besoins nationaux.
L’argument officiel pointe souvent des « difficultés logistiques temporaires » ou un manque d’anticipation de certains gérants de stations-service, plutôt qu’une réelle rupture de stock. Pourtant, ce discours peine à convaincre une population encore marquée par les traumatismes de l’incendie du dépôt de Coronthie.
La psychose, moteur de la crise
Le véritable défi aujourd’hui n’est peut-être pas la disponibilité du produit, mais la gestion de l’information. L’attroupement massif dans les stations-service génère une demande soudaine et disproportionnée qui met à mal le système de distribution, donnant ainsi l’illusion d’une pénurie réelle.
Les points saillants de la situation :
Les faits : Des stations-service prises d’assaut dès l’aube.
La réponse officielle : La SONAP dément toute rupture et assure une distribution fluide.
La réaction sociale : Une ruée vers les pompes motivée par la peur et la méfiance envers les discours institutionnels.
L’impact : Un trafic routier fortement perturbé et une nervosité croissante chez les usagers.
Une sortie de crise par la transparence ?
Pour l’heure, Conakry retient son souffle. Si la situation ne se résorbe pas dans les prochaines heures, le risque est de voir le marché noir s’emparer de la situation, faisant grimper le prix du litre illégalement. La balle est désormais dans le camp des autorités, qui devront transformer leurs démentis en une réalité visible aux pompes pour apaiser les cœurs.
Mamoudou Boulléré Diallo, pour leguideinfo.net
Tél : +224 620 48 07 07
















Partner with us for generous payouts—sign up today!