Leguideinfo.net : Dans cette interview exclusive accordée à Leguideinfo.net, la tête de liste nationale du parti Nouvelle Force Démocratique (NFD) sous le numéro 10 défend un projet ancré dans les réalités du peuple guinéen : encadrement des loyers, accès à la santé, emploi des jeunes. Rencontre avec un jeune candidat pressé de faire bouger les lignes.

À REGARDER : Retrouvez notre reportage vidéo exclusif avec les temps forts et les déclarations marquantes de Mikael Diallo à la fin de cet article.
Il parle vite, avec une précision qui surprend. Mikael Diallo, qui mène la liste du NFD pour les législatives du 31 mai 2026, n’a pas le profil du politicien qui noie le réel dans des discours fleuves. Son message est délibérément direct : défendre le citoyen ordinaire, celui qui se lève à l’aube et rentre tard, sans que les grands chiffres de la croissance ne touchent jamais son assiette.

Dans un contexte où la Guinée amorce une transition démocratique inédite marquée par l’adoption d’une nouvelle Constitution, un président élu et désormais des législatives très attendues, Mikael Diallo estime que le moment est historique.
« La Guinée a eu un président. Maintenant, il faut des députés qui représentent vraiment le peuple. C’est là que tout devient intéressant », Mikael Diallo, tête de liste NFD
Des chiffres macroéconomiques face au quotidien de la base
Le ton monte d’un cran lorsqu’il aborde l’économie. Alors que la Guinée mise sur le méga-projet minier Simandou pour propulser sa croissance, le candidat du NFD souligne une contradiction fondamentale : des statistiques en hausse pendant que les populations stagnent ne constituent pas du développement.
« La Guinée ne peut pas entamer un processus de développement à travers le projet Simandou, mais laisser sa population à la traîne. Il faudra que cette croissance, que ces chiffres macroéconomiques soient bénéfiques à la population à la base. Nous pensons à la maman qui se lève à 5h du matin et qui rentre à 22h ; que cette maman ait des conditions de vie acceptables, et qu’elle puisse continuer à scolariser son enfant, à payer le loyer, à subvenir aux besoins de la famille », Mikael Diallo.

Pour y parvenir, il est convaincu que l’État doit agir directement à la base, à travers des services publics forts : « Une population bien éduquée, une population bien soignée, une population bien informée, c’est un développement garanti. »
Les cinq engagements du programme NFD
Mikael Diallo articule son projet autour de cinq priorités claires, axées sur les urgences sociales des ménages guinéens :
L’encadrement des loyers : porter une proposition de loi forte pour garantir des logements abordables et accessibles à toutes les familles.
- L’urgence sanitaire : légiférer pour que l’accès à des soins de santé de qualité devienne une réalité concrète pour chaque citoyen.
- L’éducation gratuite : sécuriser le budget des infrastructures scolaires et exiger la qualité effective de l’enseignement, telle que la Constitution le prévoit.
- La participation citoyenne : mettre en place des mécanismes légaux pour que les citoyens soient de véritables acteurs de la vie démocratique.
- Le salaire minimum et l’emploi : instaurer enfin un SMIG plus conséquent et déployer des programmes massifs pour former la jeunesse à l’employabilité.
Sur la mission fondamentale d’un député le contrôle de l’action publique, Diallo ne mâche pas ses mots. « Un budget est voté. Des décaissements sont annoncés pour une école, un centre de santé, une adduction d’eau. Notre rôle, c’est d’aller voir sur le terrain si cela a été réalisé. Et si ce n’est pas le cas, d’en demander les raisons », Mikael Diallo.
Une posture qu’il présente comme constructive et non adversariale : « Nous estimons que le gouvernement fait des efforts. Mais notre rôle, c’est de nous assurer que ces efforts atterrissent là où le peuple en a besoin. »















