Leguideinfo.net : Une forte délégation ministérielle, conduite par Moussa Moïse Sylla, ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, a procédé ce lundi 20 juillet 2026 à la pose de la première pierre du futur musée et centre culturel régional de N’Zérékoré. Il s’agit d’un projet d’envergure destiné à renforcer la préservation du patrimoine culturel et à promouvoir les richesses artistiques de la Guinée forestière.

Érigé sur une superficie de 11 968 m², ce complexe muséal répondra aux standards internationaux des grandes institutions culturelles. Il comprendra notamment des espaces administratifs, des galeries d’exposition permanente et temporaire, une bibliothèque, des salles de conférence, des espaces d’hébergement, des ateliers, des commerces, des espaces verts, ainsi que plusieurs autres infrastructures dédiées à la valorisation de la culture et au développement touristique de la région.

Face à l’aboutissement de ce méga-projet, qui verra le jour dans les mois à venir, le ministre de la Culture a tenu à apporter une réponse concrète aux sceptiques du programme Simandou 2040.
« En posant aujourd’hui cette première pierre, nous ne lançons pas seulement la construction de l’édifice, nous posons les fondations de l’avenir. Un avenir où chaque région de la Guinée disposera de son lieu de mémoire, de savoir et de dialogue interculturel. Ceux qui pensaient que le programme Simandou 2040 se limitait à des chiffres viennent d’obtenir une réponse bien tangible sur le plan culturel et artistique. Que cette première pierre soit la première note d’une longue et belle symphonie qui s’étendra à l’ensemble des capitales régionales de notre pays. Que cette première pierre soit le premier mot d’une histoire que N’Zérékoré écrira désormais la tête haute », a déclaré le ministre.

Selon Moussa Moïse Sylla, cette décision majeure de doter toutes les régions de Guinée d’un musée et d’un centre culturel émane directement du gouvernement, et aucune région ne sera laissée en marge.
« Le gouvernement guinéen a pris une décision majeure : doter chacune des huit capitales régionales de la Guinée d’un musée régional et d’un centre culturel. De la Basse-Guinée au Fouta-Djalon, de la Haute-Guinée mandingue à la Guinée forestière qui nous accueille aujourd’hui, aucune région ne sera laissée à la marge, aucun terroir dans l’oubli. Chacune, à son tour, disposera de son lieu de mémoire et de création, avec la même dignité, sous le même drapeau. Et c’est à cette région que revient l’honneur d’ouvrir la voie, d’ouvrir le bal », a poursuivi le ministre Sylla.
Il a par ailleurs précisé : « La cérémonie qui nous réunit aujourd’hui n’est pas un aboutissement, mais la première étape d’une longue et belle marche : la première d’une série de poses de premières pierres qui se poursuivront région par région, jusqu’à ce que se tisse tout notre réseau muséal national. N’Zérékoré ouvre le chemin, les autres capitales régionales suivront. Cette ambition régionale ne se déploie pas seule : elle prolonge et consolide l’effort déjà engagé au sommet de notre réseau muséal. »
Dans la suite de son allocution, le ministre a tenu à préciser qu’un musée n’est pas un lieu figé, mais un espace vivant, générateur de richesse.
« Un musée, ce n’est donc pas un endroit où l’on entasse des objets. Ce n’est pas un lieu qui dort, ce n’est pas un cimetière : un musée est un endroit vivant. Combien d’entre nous, lorsqu’ils se rendent en Europe, visitent de grands musées ? Le musée du Cameroun, le British Museum, ce sont des institutions qui génèrent des revenus. Au-delà de cela, ce sont des institutions qui confèrent une véritable respectabilité à leur pays. Un musée n’est vraiment pas un endroit où l’on vient perdre son temps : c’est un lieu où l’on apprend ses racines, où l’on renoue avec son histoire. Le centre culturel, c’est la même chose : ce sera le lieu d’expression artistique et culturelle de l’ensemble des préfectures de la région de N’Zérékoré. C’est un projet d’envergure. »
Pour conclure, le ministre a assuré qu’il ferait tout son possible pour rapatrier les manuscrits de figures historiques comme Samory Touré. « Lorsque nous réclamons à la France, dans un esprit de partage et de dialogue culturel, le retour du manuscrit de Samory Touré, c’est parce que nous savons que nous devons le conserver. Les musées sont importants, les centres culturels le sont tout autant », a-t-il conclu.
Force est de reconnaître que ce projet de construction du musée et du centre culturel régional de la Guinée forestière marque une étape majeure dans la politique de valorisation du patrimoine culturel national. Conçu selon les standards internationaux, ce complexe ambitionne de préserver et de promouvoir l’histoire, les traditions et l’identité culturelle de la région, tout en servant de cadre de transmission du savoir aux générations futures.

Au-delà de sa dimension architecturale, cette infrastructure se veut un véritable levier de développement. Elle contribuera à la sauvegarde du patrimoine, au renforcement de l’éducation culturelle, à la promotion du tourisme et à la création d’opportunités économiques au bénéfice des populations locales.
La cérémonie officielle de pose de la première pierre a réuni les autorités administratives, régionales et communales, des acteurs culturels ainsi que de nombreux invités. L’événement a été marqué par des prestations artistiques de haut niveau, mettant en lumière la richesse culturelle de la Guinée forestière et donnant un aperçu de la vocation du futur complexe.
Depuis N’Zérékoré, Thierno Amadou Diallo, correspondant régional, pour leguideinfo.net
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