Leguideinfo.net : Étudiants, commerçants, travailleurs installés loin des grandes villes : la communauté guinéenne du Ghana est nombreuse, dispersée et confrontée à plusieurs défis. À Accra, son président, Ansoumane Samassy Souaré, a accepté de faire le point avec nous. Il évoque le nombre de Guinéens présents dans le pays, les arnaques en ligne qui frappent étudiants et hommes d’affaires, les difficultés d’accès aux documents administratifs et le manque de moyens des entrepreneurs.

Combien de Guinéens vivent au Ghana ?
« Je me souviens très bien du recensement de 2020, réalisé à l’occasion des élections », explique Ansoumane Samassy Souaré. À l’époque, un peu plus de 2 000 Guinéens avaient été enregistrés. Un chiffre qu’il juge très en deçà de la réalité : « Il n’est pas exhaustif. Les Guinéens sont éparpillés à travers le pays, et beaucoup vivent dans des zones peu accessibles. Nous avons pu recenser ceux qui se trouvent dans les zones urbaines, mais je suis sûr qu’il y en a plus. »
Lors du scrutin le plus récent, le nombre d’inscrits a baissé : un peu plus de 1 500 personnes, « malgré toutes les difficultés ».

Qui sont-ils ?
Selon le président de la communauté, la majorité des Guinéens du Ghana sont des étudiants venus poursuivre leurs études. À leurs côtés, un nombre important de compatriotes vivent à Accra, à Kumasi, à Takoradi et dans d’autres localités, où beaucoup de parents travaillent dans le secteur minier.
Première difficulté : les arnaques en ligne
Le premier problème cité est celui des escroqueries. Ansoumane Samassy Souaré met en garde contre Qnet, une société en ligne qui, selon lui, a fait de nombreuses victimes parmi les Guinéens. « Beaucoup d’étudiants sont tombés dans le piège, mais aussi des hommes d’affaires », déplore-t-il.

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Deuxième difficulté : les papiers
Autre sujet de préoccupation : l’obtention des documents administratifs. Le président tient à être clair : les autorités guinéennes présentes au Ghana ne refusent pas de délivrer les papiers à leurs ressortissants. Il les remercie d’ailleurs pour leur accompagnement. Le blocage vient plutôt d’une certaine méfiance : « Nos parents n’aiment pas trop se présenter aux autorités. »
Son bureau et lui multiplient donc les actions de sensibilisation pour encourager les Guinéens à régulariser leur situation. « À chaque occasion de partager l’information, j’invite les Guinéennes et les Guinéens à se rendre auprès de nos autorités pour obtenir leurs papiers », insiste-t-il.

Troisième difficulté : le manque de moyens des hommes d’affaires
Enfin, Ansoumane Samassy Souaré relève que, par rapport à d’autres pays où sont installés des Guinéens, les hommes d’affaires guinéens au Ghana disposent de peu de moyens. Ils peinent de ce fait à surmonter certains obstacles.
Il conclut en rappelant l’engagement de son bureau à accompagner la communauté face à ces difficultés.
📹 Retrouvez l’intégralité de l’entretien en vidéo ci-dessous :
Entretien réalisé à Accra par Mamoudou Boulléré Diallo















