Leguideinfo.net : Vendredi 2 octobre 2026, à la 63e session du Conseil des droits de l’homme à Genève, le ministre congolais des Droits humains, Samuel Mbemba Kabuya, a demandé le retrait des Forces rwandaises de défense du sol congolais. Il a aussi dénoncé les violences qui se répètent dans l’est du pays, sous occupation de la coalition politico-armée AFC/M23. Selon lui, le Rwanda en est directement responsable et y commet des crimes internationaux, y compris le crime de génocide.

« La situation des droits de l’homme en RDC demeure marquée par les violations massives commises par le Rwanda et ses supplétifs de l’AFC/M23, dont le président Kagame, l’ancien président Joseph Kabila et Monsieur Corneille Nangaa sont les supérieurs hiérarchiques. Des viols, tortures, disparitions forcées, déplacements forcés de populations, exploitations d’enfants à des fins économiques et militaires, voire des massacres à grande échelle de communautés entières qualifiables de génocide, sont de plus en plus enregistrés », a-t-il déclaré.
Le ministre a ensuite évoqué un épisode précis. Le 2 août 2026, alors que les Congolais commémoraient le Genocost, les forces rwandaises ont arrêté à Minova 37 jeunes qui manifestaient pour réclamer leur départ. Parmi eux, dix-sept jeunes filles auraient été violées de manière systématique. La RDC condamne ces actes et demande à nouveau au Rwanda de retirer ses troupes, conformément aux résolutions du Conseil.
Interrogé sur les cas de violations attribués au gouvernement congolais, Samuel Mbemba Kabuya a répondu : « Le Gouvernement congolais n’a pas une politique de restriction des libertés publiques ou de violation des droits de l’homme. Les cas isolés documentés sont sanctionnés. C’est le cas des 560 condamnations évoquées dans le rapport du Haut-Commissaire. »
Pendant son séjour à Genève, le ministre est également allé à la rencontre des États et des institutions internationales pour défendre la cause de la RDC, notamment lors d’un événement parallèle organisé le 30 septembre.
Depuis Kinshasa, RDC, Sadi Saidi Erick, pour leguideinfo.net
















