Leguideinfo.net : Ce samedi 17 octobre 2026, des enseignants et des professeurs d’anglais se sont retrouvés à Conakry [lieu à préciser] pour la Conférence américano-guinéenne des enseignants d’anglais 2026, organisée par l’ambassade des États-Unis. Le thème était « English for Growth: Connecting Education to a Global Marketplace », soit « L’anglais au service de la croissance : relier l’éducation au marché mondial ».











L’objectif de la rencontre était concret : permettre aux enseignants de partager leurs pratiques de classe, de repérer de nouveaux outils pédagogiques et de renforcer leurs compétences. Ils étaient aussi invités à nouer des liens qui durent après la conférence, pour continuer à s’entraider tout au long de l’année.
Pour la chargée d’affaires de l’ambassade des États-Unis en Guinée, Tiffany McGriff, cette conférence illustre l’engagement de son pays en faveur de l’éducation et de son partenariat avec la Guinée. « Nous voulons soutenir les enseignants, renforcer les compétences et élargir les opportunités pour les jeunes », a-t-elle déclaré.



Elle a insisté sur ce que la maîtrise de l’anglais change concrètement : « Une bonne maîtrise de l’anglais peut ouvrir des portes dans l’enseignement supérieur, la technologie, l’entrepreneuriat et le commerce international. Elle peut aider les jeunes Guinéens à accéder à davantage d’opportunités dans l’économie mondiale. »
Mme McGriff a assuré que cet intérêt n’a rien à voir avec le fait que les États-Unis soient un pays anglophone. Selon elle, l’anglais ouvre aujourd’hui de nombreuses portes dans l’enseignement supérieur, la recherche, les sciences et les technologies. Elle a décrit la relation avec les enseignants guinéens comme « un échange réciproque » : « Nous apprenons autant que nous donnons. »



La diplomate a aussi chiffré l’effort américain. En trois ans, l’ambassade a financé la formation de plus de 200 enseignants et professeurs d’anglais guinéens, « de Conakry à Kindia, de Mamou à Kankan ». Des experts américains sont venus travailler avec eux dans les universités et les écoles, notamment via l’English Language Fellow Program et le Fulbright Specialist Program. Ils ont aidé à mettre en place des cours d’anglais spécialisés et à développer des programmes d’enseignement dans le pays.
Mme McGriff a également salué la décision des autorités guinéennes d’introduire l’anglais plus tôt dans le système éducatif, y compris à l’école primaire. À ses yeux, c’est la preuve que l’État mesure l’importance de préparer les jeunes à l’université et au marché du travail mondial.
Elle s’est enfin adressée directement aux enseignants : « Vous n’enseignez pas seulement une langue ; vous aidez les jeunes à acquérir des compétences, de la confiance et des opportunités pour l’avenir. » Elle les a invités à poser des questions, à parler ouvertement des difficultés et à rapporter dans leurs classes ce qu’ils auront appris. Leurs retours, a-t-elle précisé, aideront l’ambassade à concevoir des contenus plus actuels et mieux adaptés aux besoins des salles de classe.


Du côté guinéen, Alpha Soumah, Directeur technique du financement des institutions d’enseignement supérieur, a rendu hommage à l’action de l’ambassade. Il a salué des initiatives qui, a-t-il dit, ouvrent « une grande porte » aux étudiants guinéens, aussi bien dans le domaine du savoir que dans celui de l’insertion professionnelle à l’international.
Représenté à cette conférence par Alpha Soumah, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a ainsi montré qu’il s’associe à cette dynamique. Pour les enseignants présents, le message était clair : à travers eux, c’est tout un pays que l’on prépare au monde. « Les États-Unis sont fiers de travailler aux côtés du gouvernement guinéen », a conclu Mme McGriff, avec l’ambition d’un « avenir prometteur pour tous les Guinéens ».
Mamoudou Boulléré Diallo pour leguideinfo.net
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