Leguideinfo.net : La lutte contre la fraude aux examens nationaux entre dans une nouvelle dimension. Ce n’est plus seulement dans les salles d’examen ou aux portes des centres que les autorités sévissent, c’est aussi dans les téléphones, les messageries privées et les groupes secrets que l’État guinéen va désormais chercher les fraudeurs.

Selon un communiqué officiel du ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, des opérations d’infiltration, d’identification et d’interpellation sont actuellement en cours sur l’ensemble du territoire national. Dans le viseur des services compétents : les administrateurs et membres de groupes organisés sur WhatsApp, Messenger, Signal et Telegram, ces plateformes de messagerie devenues, au fil des sessions d’examen, de véritables marchés clandestins de sujets volés, de réponses monnayées et de tricherie organisée à grande échelle.
L’objectif affiché est clair : démanteler entièrement ces réseaux souterrains qui prospèrent dans l’ombre des examens nationaux, en ciblant non seulement les exécutants, mais aussi et surtout les organisateurs, ceux qui tirent les ficelles depuis des groupes supposément invisibles. Car la fraude moderne ne se pratique plus seulement au fond d’une chaussure ou dans les toilettes d’un centre d’examen. Elle se coordonne, se facture et se distribue en quelques clics, parfois des heures avant le début des épreuves.
Le ministère est formel : toute personne impliquée, à quelque niveau que ce soit, s’expose aux sanctions prévues par les textes en vigueur. Une formulation qui ne distingue pas entre le simple abonné à un groupe et son administrateur, entre celui qui reçoit les réponses et celui qui les vend. Dans cette traque, personne ne peut se croire à l’abri derrière un écran.
Dans un contexte où la préfecture de Siguiri dans la région de Kankan a déjà vu 344 téléphones saisis en une seule journée, où des chaussures ont servi de cachettes à des smartphones, ce durcissement du dispositif de surveillance numérique envoie un message sans équivoque à tous ceux qui seraient tentés de jouer avec l’intégrité du Baccalauréat unique : l’État voit, l’État sait, et l’État agit.
La fraude n’aura pas sa place dans les examens nationaux. Ce n’est plus seulement une promesse, c’est une opération en cours.
Source : Ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle (MENA-ETFP), communiqué officiel 2026.















