Leguideinfo.net : Le gouvernement congolais a décrété trois jours de deuil national, drapeaux en berne sur l’ensemble du territoire, à compter du lundi 28 septembre 2026. Cette décision fait suite au crash d’un petit avion survenu le vendredi 25 septembre à Kenge, chef-lieu de la province du Kwango, à plus de 200 km de Kinshasa. Deux officiers supérieurs des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) figurent parmi les victimes : le lieutenant-général Joseph Mutombo Katalayi Tiende, premier président de la Haute Cour militaire, et le lieutenant-général Lucien-René Likulia Bakumi, auditeur général de l’armée. Plusieurs membres de leur délégation ont également perdu la vie.

Une mission qui touchait à sa fin
Les deux officiers et les 13 membres de leur délégation effectuaient une mission de six jours sur l’axe Kinshasa-Kikwit-Kinshasa. L’ordre de mission, signé par le ministre de la Défense nationale, Guy Mwadianvita Kabongo, prévoyait pourtant un déplacement par véhicule. Selon les informations recueillies, la mission arrivait à son terme : les officiers rentraient vers Kinshasa à bord d’un petit avion parti d’Ilebo.

Kenge, une ville sans piste d’atterrissage
Des sources locales affirment avoir vu l’appareil effectuer plusieurs tours au-dessus de la ville, comme s’il était en difficulté et cherchait un endroit où se poser. Or, Kenge ne dispose ni de piste ni d’aérodrome. Selon des habitants, le terrain qui servait autrefois de piste aurait été vendu par des autorités locales il y a plusieurs années.

Une équipe d’enquête sur place
Après le drame, le gouvernement a envoyé sur les lieux une équipe d’enquête, par l’intermédiaire du ministère de la Justice. D’après les premiers résultats, le bilan s’élève à 17 morts, dont un bébé dont l’âge n’a pas pu être déterminé. Les causes de l’accident restent, à ce stade, inconnues.

Depuis Kinshasa (RDC), Sadi Saidi Erick, pour leguideinfo.net
















