Leguideinfo.net : lors du symposium sur le constitutionalisme organisé en avril 2023 par le Conseil National de la Transition, le Général Mamadi Doumbouya président de la transition en Guinée avait livré ses attentes vis-à-vis de la nouvelle constitution. Mieux, il avait réitéré son engagement du soldat et a instruit aux conseillers nationaux d’agir avec conscience et de craindre Dieu. En clair, il avait martelé que la gestion d’après transition ne l’intéresse pas et qu’il ne veut pas d’une constitution copiée-collée. «Nous ne voulons plus reprendre de transition. Parce que nous savons très bien que nos pays ont besoin de critiques », admet-il.
« Nous allons réitérer encore une fois à nos concitoyens, l’importance de la constitution. Et vous le savez très bien qu’une constitution mal ficelée, nous amène à reprendre. Et nous ne voulons plus reprendre de transition, parce que nous très bien que nos pays ont besoin bien entendu de la critique pas que des périodes transitoires en permanence », reconnaît à l’époque le chef de la junte militaire au pouvoir en Guinée depuis le 5 septembre 2021.
Devant une salle remplie des spécialistes des questions constitutionnelles et des membres du Conseil National de la Transition, le Colonel devenu Général plus tard a tenu à rappeler son engagement du départ et qu’il compte bien l’honorer.
« Et puisqu’il est question aujourd’hui de constitution, qu’on puisse réfléchir bien sûr mettre en place une constitution forte, adaptée à nos besoins. Et nous avons dit depuis le 5 septembre, qu’il est important que les guinéens puissent écrire leur constitution, qu’elle ne soit pas écrite par une personne ou un parti fait sur mesure. C’est pourquoi nous avons dit dès le début que nous allons organiser bien-sûr la transition mais nous n’allons pas faire partie d’après transition. Et ça pour nous c’est clair et ça doit l’être », s’engage-t-il.
« Depuis le début nous sommes là, pour dire que cette fois nous allons faire les choses correctement. Parce qu’il faut faire les choses correctement pour se faire respecter et nous voulons nous faire respecter. Et pour nous, le CNT et tous ceux qui sont présents pour cette question de constitution, nous allons prendre au sérieux. Parce que nous n’allons pas réécrire une constitution salle disant et ça ne sera pas une constitution faite sur mesure parce que nous-mêmes on ne fera pas partie de la mesure », rassure le général qui donne à l’époque sa parole d’officier.
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