Leguideinfo.net : Abuja, Nigeria – La Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a exprimé sa satisfaction quant au processus de transition politique en Guinée. Dans son rapport final publié à l’issue de sa 68ème session ordinaire, l’institution régionale a confirmé son soutien au processus qui doit aboutir à l’élection présidentielle du 28 décembre 2025, annonçant le déploiement de missions d’observation et de diplomatie préventive.

« S’agissant de la Guinée, la Conférence note avec satisfaction les progrès significatifs accomplis dans le processus de transition, qui devrait aboutir à l’élection présidentielle prévue le 28 décembre 2025, à la suite de la tenue pacifique et réussie du référendum du 21 septembre 2025, dont les résultats témoignent d’un large soutien à l’adoption d’une nouvelle Constitution », note la CEDEAO à travers sa 68ème session ordinaire.
Des missions d’observation pour atténuer les risques
Afin d’assurer le bon déroulement de la fin de la transition, les Chefs d’État et de Gouvernement ont donné des instructions précises à la Commission de la CEDEAO.
« À cet égard, la Conférence instruit la Commission de continuer à accompagner le pays dans son processus de transition, notamment par le déploiement de missions d’observation électorale à long terme et de diplomatie préventive avant l’élection présidentielle du 28 décembre 2025, afin de détecter et d’atténuer les risques émergents. Les Chefs d’État et de Gouvernement instruisent, par ailleurs, la Commission de déployer une mission d’observation électorale à court terme pour couvrir le scrutin et renforcer sa collaboration avec les partenaires régionaux et internationaux, en particulier l’Union africaine (UA) et l’UNOWAS, afin de maintenir un appui coordonné au processus de transition en Guinée », peut-on lire dans le rapport final de la CEDEAO.
Le dialogue maintenu avec les pays de l’AES
Les autres pays en transition dans la sous-région ont également fait l’objet d’une mention spéciale. Il s’agit du Mali, du Burkina Faso et du Niger, trois pays qui ont annoncé leur retrait de l’organisation sous-régionale et ont créé l’AES (L’Alliance des États du Sahel).
Face à cette situation, la CEDEAO maintient sa stratégie de dialogue, en particulier sur les questions sécuritaires.
« La Conférence exhorte les États membres à œuvrer avec la Commission de la CEDEAO à maintenir le dialogue avec le Burkina Faso, le Mali et le Niger , en vue d’une collaboration efficace et renforcée pour faire face à la détérioration de la situation sécuritaire dans la région », indique la Conférence.
Source : Final Communiqué_FRE-1_251215_150110
Décryptage : Mamoudou Boulléré Diallo


















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