Leguideinfo.net : À seulement quelques jours de l’échéance électorale majeure du 28 décembre, le paysage politique guinéen est secoué par une nouvelle décision administrative. Par un courrier officiel daté de ce mardi, le Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation a notifié à l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) le maintien de sa mesure de suspension. Malgré les documents complémentaires fournis par le parti de Cellou Dalein Diallo, les autorités estiment que des « anomalies substantielles » aux textes légaux demeurent non corrigées.
Une suspension qui se prolonge

Le document rappelle que cette décision fait suite à la mesure initiale du 20 août 2025, qui avait frappé l’UFDG d’une suspension de quatre-vingt-dix (90) jours. Si la Commission d’évaluation reconnaît la coopération du parti et l’examen des dossiers soumis, elle conclut que les manquements aux textes régissant les partis politiques en République de Guinée n’ont pas été résolus à ce jour.
Les cinq griefs retenus contre le parti
Pour justifier le maintien de cette sanction, le MATD dresse une liste précise d’anomalies persistantes au sein du fonctionnement interne de l’UFDG :
- L’absence de renouvellement des instances : Le ministère souligne la non-organisation de congrès national depuis l’année 2015.
- Défaut de procès-verbaux : L’absence de documents officiels attestant d’élections au niveau des structures déconcentrées du parti.
- Violation des textes structurants : Le MATD pointe la substitution irrégulière d’un congrès statutaire par une « convention nationale », une pratique jugée ‘’non conforme’’ aux statuts du parti.`
- Organes de direction non conformes : La composition des instances dirigeantes est jugée irrégulière, notamment en raison de nominations non conformes aux règles établies.
- Activités politiques à l’étranger : Il est reproché au parti d’avoir poursuivi l’animation d’activités politiques dans ses démembrements extérieurs, et ce, en violation directe de la décision de suspension initiale.
Un climat politique sous haute tension
Cette décision intervient dans un contexte particulièrement sensible. Alors que la CEDEAO saluait récemment les « progrès significatifs » de la transition vers la présidentielle du 28 décembre 2025, le maintien de la suspension de l’une des principales forces politiques du pays risque-t-elle de soulever des interrogations sur le caractère inclusif du scrutin à venir ?
Pour l’heure, le ministère reste ferme : la mesure de suspension demeure en vigueur jusqu’à la correction complète des manquements identifiés.
La rédaction !
Source : Décision N°1758/MATD/CAB/DGAP/2025


















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