Leguideinfo.net : En marge de la clôture de l’atelier national d’évaluation des derniers scrutins, la Directrice Générale des Élections (DGE), Madame Camara Djénabou Touré, a brisé le silence sur la suite du calendrier électoral. Entre propositions de couplage, logistique et chronogramme technique, elle dessine la feuille de route qui doit conduire la Guinée vers les prochaines échéances.

Une proposition de couplage pour « gagner du temps »
L’annonce majeure de cette sortie médiatique est sans doute l’intention de la DGE de proposer au Chef de l’État un couplage des scrutins.
« La Direction Générale des Élections va soumettre un projet de chronogramme au Président de la République. Notre proposition sera de coupler les élections législatives avec les élections communales », a déclaré Djénabou Touré.
L’objectif affiché est triple : optimiser les délais, rationaliser les ressources humaines et surtout préserver les finances publiques. « Il ne faut pas que la Guinée passe toute l’année à organiser des élections », a-t-elle martelé.
Le défi du calendrier : La règle des 90 jours
Conformément à l’article 74 du Code électoral, la fixation de la date du scrutin est une prérogative présidentielle qui doit intervenir au moins 90 jours avant l’échéance. Le corps électoral, lui, est convoqué 60 jours avant le jour J. Durant ce laps de temps technique, la DGE prévoit une mesure exceptionnelle : la gratuité des duplicatas de cartes d’électeurs pour ceux qui les auraient égarés, afin de garantir une participation massive.
Logistique : « Les choses avancent déjà »
Sur le plan matériel, la Directrice s’est voulue rassurante. Contrairement aux idées reçues, la Guinée dispose déjà d’une base logistique solide héritée de la présidentielle de 2025.
- Kits électoraux : Ils sont déjà sécurisés et seront simplement complétés
- Urnes et scellés : De nouvelles commandes ont été passées pour les urnes manquantes, tandis que les scellés sont déjà stockés dans les magasins de la DGE.
- Candidatures : Pour les législatives, les dossiers seront traités par des commissions nationales de la DGE, tandis que pour les communales, le dépôt se fera directement au niveau des communes urbaines et rurales.
Comprendre le « marathon électoral » à venir
Le chronogramme proposé par Djénabou Touré suit une logique en cascade, où chaque élection conditionne la suivante :
- Législatives et Communales (Le socle) : Si le couplage est accepté, chaque citoyen effectuera trois choix dans l’isoloir (Liste nationale proportionnelle, candidat uninominal, et liste communale).
- Les Régionales (Le suffrage indirect) : Une fois les conseils communaux installés, ces derniers deviendront les « grands électeurs ». Ce sont eux qui éliront, parmi leurs pairs, les conseillers régionaux dans un délai de 60 jours après l’installation des mairies.
Les Sénatoriales (l’étape finale) : Le processus se terminera par l’élection des deux tiers des sénateurs par les conseillers régionaux et communaux, le tiers restant étant nommé par décret présidentiel.
Un appel à l’arbitrage présidentiel
Le sort de ce calendrier est désormais entre les mains de la Présidence de la République. « Ce projet sera déposé à qui de droit. Le président de la République l’examinera avec son Premier Ministre et son Cabinet avant de prendre une décision », a précisé Mme Camara Djénabou Touré, Directrice Générale de la Direction Générale des Élections.
Si le décret est pris dans les prochains jours, le compte à rebours des 90 jours commencera officiellement, marquant le « jour zéro » d’un processus électoral qui s’annonce dense pour la démocratie guinéenne.
Retrouvez ci-dessous l’intégralité de l’intervention de la Directrice Générale de la DGE sur cette question cruciale.
Propos recueillis à Kindia par Mamoudou Boulléré Diallo pour LeGuideInfo.net
Tél : +224 620 48 07 07
















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