Leguidinfo.net : Le dernier décret présidentiel confirmant le retour aux affaires de Dr Bernard Goumou et d’Alphonse Charles Wright vient confirmer une tendance lourde sous l’ère du Général Mamadi Doumbouya : rien n’est jamais définitif. Dans cette nouvelle configuration politique, les trajectoires ressemblent à des montagnes russes où les chutes précèdent souvent de nouvelles ascensions, au gré d’une stratégie de « recyclage » qui interroge.

Le « Yoyo » institutionnel : Gradations le matin et rétrogradations le soir
C’est devenu une signature de la gouvernance du Président Doumbouya. Le Chef de l’État semble affectionner une gestion des ressources humaines basée sur le mouvement perpétuel. Hier Premier ministre, Bernard Goumou revient aujourd’hui dans les couloirs du Palais, comme Conseiller principal à la Présidence. Un cran en dessous de la Primature, mais toujours au cœur du réacteur.
Le cas d’Alphonse Charles Wright est tout aussi illustratif. L’ancien « super-ministre » de la Justice, dont la voix tonnait sur tous les dossiers sensibles, « descend les escaliers » de l’administration pour se retrouver à la Cour d’Appel. Une rétrogradation fonctionnelle qui, pour certains, sonne comme une mise à l’épreuve avant un éventuel rebond.
L’Association des anciens ministres : Le lobby du retour
Ce comportement du Chef de l’État, qui consiste à « écarter pour mieux observer avant de rappeler », a fini par créer un réflexe de survie chez les cadres de l’administration. Sentant le vent tourner, plusieurs anciens membres des cabinets précédents avaient pris les devants en créant une association des anciens ministres.

Loin d’être un simple club de retraités, cette structure a fonctionné comme un véritable instrument de reconquête. Objectif : rester dans le champ de vision du « Boss », prouver sa loyauté malgré le limogeage et attendre que la roue tourne. Le retour de Goumou et Wright est la preuve par l’image que cette stratégie de lobbying interne porte ses fruits.
Une stratégie de gestion du pouvoir ?
Pour de nombreux analystes, cette méthode permet au Président Doumbouya de maintenir une pression constante sur ses collaborateurs. Personne n’est irremplaçable, mais personne n’est définitivement banni. En rappelant des anciens, il s’assure de l’expérience de ceux qui connaissent déjà les rouages, tout en affaiblissant toute velléité d’opposition interne.
En somme, sous la 5ème République, le décret qui vous enlève n’est plus une fin de carrière, mais souvent le début d’une période de « banc de touche » avant un retour sur le terrain. Reste à savoir si cette instabilité des postes favorise réellement l’efficacité administrative sur le long terme.
Par Mamoudou Boulléré Diallo, pour LeGuideInfo.net

















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