Leguideinfo.net : Les 5 et 6 février 2026 resteront gravés dans les annales de l’Institution de Formation Classique (IFC). Durant quarante-huit heures, Masseillan-Aquin a cessé d’être une simple localité pour devenir le carrefour mondial de la pensée et de la culture. Sous l’impulsion de l’œuvre magistrale « Alphabet Intime », l’école s’est métamorphosée en un sanctuaire intellectuel où la jeunesse haïtienne a rencontré l’un des plus grands artisans des mots : Clément II Benoît par ailleurs notre correspondant basé en Haïti.

Un voyage littéraire des rivages d’Afrique aux cœurs d’Haïti
Il est des lieux qui deviennent des carrefours d’émotions. Cette rencontre portait une dimension hautement symbolique : l’œuvre Alphabet Intime, forgée sous les horizons de la Côte d’Ivoire — entre Grand-Bassam et Abidjan — avant de résonner en Haïti, a trouvé son port d’attache naturel auprès d’une jeunesse avide de savoir. La venue de l’écrivain Clément II Benoît à l’IFC n’était pas une simple visite, mais une célébration du dialogue entre les cultures.
Figure majeure du paysage littéraire, Clément II Benoît est reconnu pour la justesse de sa plume et sa capacité à faire vibrer les consciences. À ses côtés, l’ombre inspirante de Marthe Rabiossi a plané sur l’événement. Figure marquante d’Alphabet Intime, son engagement indéfectible pour la lecture et la pensée critique a insufflé à ces journées une lumière intellectuelle singulière.
5 février : Le jour où la littérature a pris visage humain
Dès l’aube, la solennité était au rendez-vous. La direction de l’école, accompagnée de deux élèves Marie-Flore Clairin (NS4) et Pedgerdanne Christie Thomas (NS3) s’est rendue à la résidence de l’écrivain pour l’escorter, un geste symbolisant l’immense respect de la communauté éducative envers l’homme de lettres.
L’accueil à l’institution fut grandiose. Dans une atmosphère électrique, le Directeur pédagogique, Wébert Desrozin, a rappelé la mission sacrée de l’enseignement : « Accueillir un écrivain au sein de notre institution, c’est ouvrir une fenêtre sur l’infini. Les livres forment l’esprit, mais surtout ils libèrent l’âme. Aujourd’hui, nous accueillons un passeur de lumière. »
L’émotion a atteint son paroxysme lors de la déclamation de poèmes par des élèves, suivie de la traditionnelle vente-signature. Une file impatiente d’élèves et d’enseignants s’est alors formée, chacun voulant emporter un fragment de cette rencontre.
6 février : Transmettre, dialoguer et inspirer les vocations
La seconde journée a été dédiée à l’immersion pédagogique. Clément II Benoît a animé des séances de littérature avec les classes de NS2, NS3 et NS4. Plus qu’un cours, ce fut un dialogue vivant sur le pouvoir des mots, semant probablement les graines de futures vocations littéraires. Les séances de photos souvenirs ont clos ces échanges, figeant pour l’éternité cette parenthèse enchantée.
Un succès porté par un leadership visionnaire
La réussite de cet événement repose sur la structure solide de l’Institution de Formation Classique, dirigée par un Conseil des Fondateurs Propriétaires dévoué :
- Elvito Castor (Président du Conseil)
- Davidson Edmond
- Rodrigue Bertrand
- Enock Alexandre
Le dynamisme opérationnel a été assuré par le Conseil de Direction :
- Wébert Desrozin (Directeur pédagogique)
- Kethia Nestor (Directrice du Préscolaire et des 1er/2e cycles)
- Donise Henry (Secrétaire administrative)
- Chrismonde Bélange (Secrétaire adjointe)
- Odny C. Pierre-Louis (Comptable)
Un réseau de soutien prestigieux
L’institution adresse ses vifs remerciements aux personnalités ayant soutenu cette initiative : l’ingénieur Kenold Decimus(Président d’honneur de la bibliothèque Georges Castera de Limbé), Me Uder Antoine (ancien Secrétaire général de la Primature) et Me Yves Pierrot François (Président du Rotary Club des Cayes).
Une mention spéciale est accordée à Enock Alexandre, Rodrigue Bertrand et Elvito Castor, qui, bien qu’à distance, sont restés connectés en ligne pour partager ce moment historique.
Conclusion : Quand l’IFC apprend à rêver
Au terme de ces deux journées, Masseillan-Aquin a prouvé que la géographie s’efface devant la culture. L’IFC ne s’est pas contenté d’enseigner ; il a offert à ses élèves le droit de rêver et de s’élever. Ce fut bon, ce fut beau, et ce fut profondément marquant.
Par Me Martine Elsie BAZILE, pour leguideinfo.net
















