Leguideinfo.net : La décision du Président Trump d’ordonner depuis hier 13/04/2026 un blocus partiel du détroit d’ormuz pour les navires venant des ports iraniens à l’instar de celle d’entrer en guerre sont contraires aux règles du droit international.

Dans ce cas précis, il faut invoquer la convention des nations unies sur le droit de la mer du 10 décembre 1982 entrée en vigueur en 1994 appelé aussi convention de montego bay du nom de la ville jamaïcaine où elle fut conclue. Celle-ci consacre en ses articles 17 et 18 le principe de la liberté de navigation à travers le droit de passage inoffensif.
Les enjeux et les conséquences de ce genre de décision sont énormes pour le commerce mondial sachant que selon les chiffres de la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (CNUCED) de 2024, le transport maritime achemine entre 80 à 90% du volume des marchandises et 70 à 80% de la valeur totale des échanges mondiaux.
C’est pour cela on observe au niveau des principales places boursières mondiales le yoyo des cours mondiaux de certains produits notamment ceux du pétrole qui semble se stabiliser nettement au dessus de 95 dollars US le baril depuis un bon moment.
Quand nous analysons sous l’angle des relations internationales où c’est la puissance et les rapports de force qui compte plus que le droit, nous pouvons comprendre que les USA en faisant la guerre à l’Iran et en prenant cette décision de blocus partiel du détroit d’ormuz s’attaquent par pays interposé à la République Populaire de Chine qui est loin d’être menacésur le plan énergétique mais dont 24% de son approvisionnement en pétrole vient de cette région contre 3% pour les USA.
Il ne faut pas oublier que l’ex-président vénézuélien a été arrêter au lendemain d’une rencontre avec une délégation Chinoise où il a approuvé des contrats de fournitures de pétrole à Pékin, l’objectif pour washington est de contrôler les sources d’approvisionnement de sa puissance rivale.
Malheureusement notre continent dans toute cette situation ne pourra rien influencer les États individuellement pris ne pourront rien, sauf constater la hausse des produits pétroliers à termeau détriment des populations notamment les plus vulnérables.
La solution est et demeure le développement du commerce intra-Africain à travers la mise en œuvre de l’accord sur la Zone de Libre Échange Africaine (ZLECAf) mais pas de manière théorique uniquement, les leaders Africains doivent s’investir avec force et vigueur pour développer les infrastructures liées à cette Zone de Libre-Echange, imaginer vous dans ce cas précis : sil y’avait plus de raffineries, de chemins de fer, de compagnies et de lignes maritimes entre États Africains.
Les pays grands producteurs du pétrole sur le continent : Nigeria, Angola… allaient vendre leurs pétroles aux autres États Africains, les coûts d’acheminement et d’autres coûts allaient être moindre à cause de la proximité.
En conséquence, malgré la crise, les populations allaient être beaucoup épargnées des dérégulations en résultant, c’est sa le panafricanisme au-delà de tous les discours et de toutes les révolutions.
Amadou Daff BALDÉ, Juriste, consultant en droit du commerce international
















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