Leguideinfo.net : à Sangarédi, c’est une scène qui oscille entre l’absurde et l’inquiétude. Au pont Samayabhé, véritable porte d’entrée de la cité minière de Sangarédi, un danger de mort béant guette les usagers. Face à cette menace, la réponse des autorités soulève plus de questions qu’elle ne rassure : un cordon de sécurité et des pneus en guise de sentinelles.

La vigilance est de mise ce matin à l’entrée de Sangarédi. Le pont Samayabhé, point de passage névralgique pour les populations et les acteurs économiques de la zone, présente une dégradation critique. Un trou impressionnant s’est formé sur la chaussée, menaçant de couper la circulation ou, pire, de provoquer un drame humain.

Un espoir de courte durée
Aux premières lueurs du jour, le passage d’une équipe technique a laissé croire à une intervention imminente. Un cordon sécuritaire a été déployé autour de la faille, et des pneus ont été disposés pour baliser le périmètre. « On a cru que les travaux commençaient enfin », témoigne un usager dépité.
Mais l’espoir a été de courte durée. Aussitôt le périmètre « sécurisé », les agents ont quitté les lieux. Selon nos informations recueillies sur place, l’équipe se serait retirée vers le centre-ville, laissant derrière elle un trou béant protégé par du vide. Depuis, le statu quo demeure.

Entre scepticisme et sentiment d’abandon
Si quelques passants veulent encore croire à un repli logistique pour chercher des pièces ou du matériel, la majorité des citoyens affiche un scepticisme cinglant. Peut-on se contenter d’observer l’effondrement progressif d’une infrastructure aussi stratégique ?
« Un cordon ne répare pas un pont. Nous sommes dans une zone minière où le trafic est intense. Attendre, c’est flirter avec la catastrophe », s’insurge un conducteur de taxi.
L’urgence d’agir avant l’irréparable
La question est désormais posée aux autorités locales et aux services des travaux publics : qu’attend-on pour passer de la surveillance à l’action ?
Dans une région qui constitue l’un des poumons économiques du pays, l’entretien des infrastructures routières ne devrait pas souffrir de telles légèretés.

Établir un périmètre de sécurité est une première étape nécessaire, mais elle devient insultante pour les usagers si elle n’est pas suivie, dans l’heure, par un engin de chantier.
À Sangarédi, le pont Samayabhé ne demande pas des pneus, il demande du béton.
Il est temps que les décideurs prennent la mesure du risque. Avant que le « trou de Samayabhé » ne devienne le théâtre d’un accident mortel, la réparation doit être engagée. Aujourd’hui, pas demain.
https://youtu.be/MYW2bLr6ouo?si=N17c_Z50sZAHia-Z
La rédaction !















