Leguideinfo.net : Conakry — On connaissait Kulu comme une plateforme d’inclusion financière lancée il y a un peu plus d’un an en Guinée. On la découvre aujourd’hui sous un nouveau visage celui d’une entreprise engagée, qui dépasse largement le cadre de ses activités économiques pour s’investir dans le bien-être social de ses concitoyens. C’est ce message fort qu’a délivré son Directeur Général, Gabriel Curtis, ancien ministre, lors du lancement du camp orthopédique à la Cité de Solidarité de Taouyah.

Une vision qui va au-delà du mobile money
Depuis son lancement, Kulu s’est positionnée comme un acteur de référence dans l’inclusion financière en Guinée, avec une ambition affichée : vulgariser l’accès à un compte et au paiement mobile pour le plus grand nombre. Mais pour Gabriel Curtis, cette mission ne saurait se limiter aux seules transactions financières.
« Depuis le lancement de Kulu, il y a un peu plus d’un an, l’ambition qui nous porte est de faciliter le quotidien de nos concitoyens guinéens à travers une politique agressive d’inclusion financière. La vision qui nous anime est d’être un acteur de référence tant dans l’inclusion financière que sociale », a-t-il déclaré devant un parterre de personnalités gouvernementales et de partenaires.
Cette conviction, affirme-t-il, s’est traduite concrètement par un engagement en faveur du bien-être des concitoyens, notamment dans le domaine crucial de la santé. C’est elle qui a conduit Kulu, en partenariat avec Topaz Multi-Industries SA et le projet Jaipur Foot, à soutenir et équiper ce camp d’orthopédie — où 650 prothèses seront distribuées gratuitement aux personnes en situation de handicap physique de Conakry et du Grand Conakry.

« Offrir une seconde chance à ceux qui ont perdu l’usage d’un membre »
Le ton de Gabriel Curtis était celui d’un homme convaincu, habité par la cause qu’il défendait. Il a rappelé avec précision l’ampleur du besoin auquel cette initiative tente de répondre : « L’OMS estime que seulement 5 à 15 % des amputés qui ont besoin d’une prothèse y ont réellement accès. Nombreux sont ceux qui n’ont jamais eu accès à une prothèse. Le besoin est immense, et trop souvent, il n’y a pas suffisamment de moyens pour y répondre. »

Face à ce constat, Kulu a choisi d’agir. « Avec nos partenaires de Topaz, nous sommes pleinement investis pour offrir une seconde chance à celles et ceux qui ont perdu l’usage d’un membre. Nous voulons contribuer à leur pleine émancipation dans la société, sous forme de mobilité — et cela, tout à fait gratuitement », a-t-il martelé.
Pour lui, ce camp n’est qu’un point de départ. Il appelle à une mobilisation collective — autorités, entreprises et société civile — pour non seulement faire connaître ce centre à ceux qui en ont le plus besoin, mais aussi pour former davantage de techniciens orthopédiques et étendre cette initiative au-delà de Conakry, vers les différentes régions du pays.

« Kulu, c’est pour tout le monde »
Ce qui frappe dans le discours de Gabriel Curtis, c’est la cohérence entre la philosophie de Kulu et ses actes. Une fintech qui distribue des prothèses gratuitement, cela peut surprendre. Mais pour son DG, il n’y a là aucune contradiction : « Kulu mettra autant d’efforts à être la plateforme financière de référence qu’à être une entreprise sociale qui contribue, au-delà de ses activités économiques, au bien-être des populations que nous servons tous. »
Et il a conclu avec la formule qui résume désormais l’identité de la marque, répétée comme un manifeste : «Comme on aime le dire : Kulu, c’est pour tout le monde. »
Un slogan qui, au regard de cette initiative, prend une dimension nouvelle — et qui pourrait bien redéfinir ce que l’on attend d’une entreprise citoyenne en Guinée.
Mamoudou Boulléré Diallo et Alpha Boulléré Diallo, pour Leguideinfo.net
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