Leguideinfo.net : Le président de la République, Mamadi Doumbouya, vient de procéder à une importante réorganisation de la carte administrative guinéenne. Par une série de décrets rendus publics ce jeudi 20 août 2026 sur la télévision nationale, onze nouvelles préfectures et deux nouvelles régions administratives ont été créées à travers le pays.

Deux nouvelles régions : Beyla et Siguiri
Premier volet de cette réforme : les préfectures de Beyla et de Siguiri sont désormais érigées en régions administratives à part entière. La Guinée compte ainsi neuf régions administratives, contre sept auparavant.
Onze sous-préfectures promues au rang de préfecture
Deuxième volet, et non des moindres : onze sous-préfectures accèdent au statut de préfecture. Elles sont réparties comme suit :
- Région de Boké : Kamsar
- Région de Mamou : Timbo
- Région de Kankan : Tokounou, Dialakoro et Sabadou-Baranama
- Région de Siguiri : Doko, Siguirini et Kintinian
- Région de Beyla : Sinko, Kouankan et Karala

Général Mamadi Doumbouya, Président de la République de Guinée
Une réforme qui redessine l’administration territoriale
Cette décision s’inscrit dans la vaste réorganisation de l’administration territoriale engagée par les autorités guinéennes. Elle devrait entraîner une nouvelle configuration administrative dans l’ensemble des zones concernées, avec des implications directes en matière de gouvernance locale, de gestion des services publics et de représentation territoriale.
Dans l’article 2 du décret, il est précisé que l’organisation et le fonctionnement de ces nouvelles préfectures seront déterminés ultérieurement par un acte réglementaire de la ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation. Les modalités concrètes de mise en œuvre — installation des autorités préfectorales, moyens administratifs, découpage précis — devraient donc être précisées dans les prochaines semaines.
Cette réforme marque une étape importante dans la politique de décentralisation menée par le chef de l’État, avec pour ambition de rapprocher davantage l’administration des populations locales.
La Rédaction !















