Leguideinfo.net : Kinshasa, 12 juin 2026. Ils attendaient cette loi depuis des années. Des familles entières, brisées par une maladie que beaucoup découvrent trop tard, trop douloureusement. Ce vendredi, l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo leur a offert une réponse concrète.

Par 378 voix unanimes, les députés ont adopté la proposition de loi portant lutte contre la drépanocytose, après un examen rigoureux, article par article, en séance plénière. Le texte est désormais transmis au Sénat pour une seconde lecture, avant sa promulgation par le Président de la République.
Un tournant pour des milliers de Congolais
La drépanocytose n’est pas une maladie abstraite en RDC. C’est la réalité quotidienne de centaines de milliers de familles : des enfants qui grandissent dans la douleur, des parents qui s’épuisent à chercher des soins souvent inaccessibles, des vies entières marquées par une maladie génétique encore trop méconnue.
Ce texte de loi change la donne. Il institue notamment un dépistage obligatoire et gratuit dès la naissance jusqu’à 18 ans, ouvrant la voie à une prise en charge précoce qui peut, littéralement, sauver des vies.
Ce que la loi prévoit concrètement
Au-delà du dépistage, la loi s’attaque au problème dans sa globalité :
- L’accès aux soins pour toutes les personnes atteintes, sans discrimination
- La recherche scientifique, avec une impulsion donnée aux travaux sur cette maladie génétique
- Les thérapeutiques innovantes, pour que le Congo ne reste pas à l’écart des avancées mondiales
- La protection des droits des malades et de leurs familles, trop longtemps laissés sans filet
- La création de structures spécialisées sur l’ensemble du territoire national
- L’intégration de la drépanocytose dans la politique nationale de santé primaire
L’homme derrière la loi

Derrière ce vote unanime, il y a un engagement personnel. C’est le député national Antoine Ntabala qui a porté cette proposition de loi, convainquant ses pairs de l’urgence d’agir. L’Assemblée nationale a salué cette initiative comme une avancée majeure, la transformation d’une souffrance collective en volonté politique.
Il reste une étape : le Sénat. Puis la signature du Président de la République. Mais pour les familles congolaises touchées par la drépanocytose, le signal est clair la République, enfin, les voit.
Depuis Kinshasa, Sadi Saidi Erick pour leguideinfo.net
















