Leguideinfo.net : Les députés guinéens sont convoqués ce lundi 3 août 2026 à 10 heures, à l’hémicycle du Palais du peuple, pour une session plénière extraordinaire. À l’ordre du jour figurent deux dossiers majeurs qui pourraient redessiner, pour plusieurs mois, l’équilibre entre pouvoir exécutif et pouvoir législatif.

Un double enjeu à l’ordre du jour
Le premier point porte sur l’examen et la ratification des ordonnances transmises par le gouvernement. Il s’agit d’un exercice classique de contrôle parlementaire : les ordonnances, prises par l’exécutif dans des domaines relevant normalement du législateur, doivent recevoir l’aval des députés pour acquérir pleine valeur légale.
Le second point, plus substantiel, concerne l’examen et l’adoption d’un projet de loi d’habilitation. Ce texte autoriserait le Président de la République à légiférer par ordonnance sur des matières relevant du domaine de la loi, et ce, durant toute la période des vacances parlementaires — soit depuis la date d’adoption de la loi jusqu’au 5 octobre 2026.
Une délégation de pouvoir encadrée dans le temps
Ce mécanisme, prévu par les textes constitutionnels de nombreux régimes parlementaires, permet à l’exécutif d’agir rapidement sur des sujets urgents sans attendre le retour des députés de leurs circonscriptions. En contrepartie, cette délégation reste strictement bornée : elle s’éteint à une date fixe, le 5 octobre 2026, moment où l’Assemblée nationale devra examiner les ordonnances ainsi prises pour les ratifier ou les rejeter.
Concrètement, cela signifie que le gouvernement pourra, durant près de deux mois, prendre des mesures ayant force de loi sans passer par un vote préalable des députés — un mécanisme qui répond avant tout à un souci de continuité de l’action publique pendant la trêve parlementaire.
Un rendez-vous à suivre
La séance se tient à l’hémicycle du Palais du peuple, siège traditionnel des travaux parlementaires guinéens. Le communiqué de convocation, diffusé par la Direction de la communication et de l’information de l’Assemblée nationale, ne précise pas la liste des ordonnances concernées par le premier point de l’ordre du jour — un élément que les débats de lundi devraient permettre d’éclaircir.
Ce rendez-vous parlementaire s’inscrit dans un contexte plus large marqué par le programme Simandou 2040, dont le déploiement pourrait justifier, aux yeux de l’exécutif, la nécessité de disposer d’une capacité d’action réglementaire renforcée avant l’ouverture de la session ordinaire.

















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